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La Fondation Charles Ntchoréré rencontre des difficultés

Par APA - 17/10/2013

Faute de financements, cette Fondation accomplit péniblement sa mission consistant à conserver la mémoire de son parrain, du nom de ce capitaine gabonais de l’armée française, tué le 7 juin 1940

 

La Fondation Charles Ntchoréré accomplit péniblement sa mission consistant à conserver la mémoire de son parrain, du nom de ce capitaine gabonais de l’armée française, assassiné le 7 juin 1940, en pleine seconde guerre mondiale à Airaines, une ville du département français de l’Essonne (île de France), a constaté APA. Par manque de moyens financiers, cette Fondation basée au quartier Louis, dans le premier arrondissement de Libreville, éprouve d’énormes difficultés à « conserver la mémoire de celui qui fut le premier directeur instructeur du Prytanée militaire de Kati (Mali), transféré plus tard à Saint Louis du Sénégal », s’empresse de dire Marcel Robert Ntchoréré, son président.

 


© apa
Selon ce membre de la famille de Charles, la Fondation « ne possède pour tout patrimoine que quelques effets personnels du capitaine, notamment des documents en rapport avec la formation militaire des jeunes, des plans d’état-major et de tactique militaire… » «Les galons du capitaine, sa tenue d’apparat, des photographies, un ceinturon, des épaulettes, un coupe papier, une boussole et un buvard sont venus récemment enrichir cette maigre collection», explique Marcel Robert Ntchoréré. Selon lui, le capitaine Charles Ntchoréré aurait remis tous ses effets à une famille française qui l’avait accueilli à Airaines pendant sa période de récupération, vers 1936. «La famille Bruel aurait ainsi rétrocédé à la Fondation toutes les affaires personnelles du capitaine que l’on croyait restées au Sénégal. Si la mémoire du capitaine Ntchoréré tend à se perdre dans son pays natal, de sérieux efforts sont en revanche déployés sous d’autres cieux, notamment en France et au Sénégal, pour la conserver», souligne le président de la Fondation.

Ainsi les 6 et 7 juin de chaque année sont organisées à Dakar et en France, des manifestations à la mémoire du capitaine et de tous les soldats noirs morts au front pendant la seconde guerre mondiale. Une autre famille française a érigé à Airaines un monument en mémoire de l’officier gabonais mort à 44 ans.

En l’an 2000, le 60ème anniversaire de la mort du capitaine Ntchoréré avait donné lieu à Libreville à une série de manifestations, dont un vernissage d’une exposition, à l’initiative du Centre culturel français (CCF) et du gouvernement gabonais.

 

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