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«Moane Mory» au Short Film Corner du Festival de Cannes 2014

Par Gabon Review - 12/05/2014

Annoncé au «Short Film Corner» lors du Festival de Cannes qui s’ouvre le 14 mai 2014, «Mouane Mory», film gabonais, est un drame inspiré d’une histoire vraie

 

Annoncé au «Short Film Corner» lors du Festival de Cannes qui s’ouvre le 14 mai 2014, «Mouane Mory», film gabonais, est un drame inspiré d’une histoire vraie qui raconte l’absence paternelle, la passion puis l’interdit. Amédée Pacôme Nkoulou, le jeune réalisateur de ce court métrage, revient sur cette œuvre, sa conception et la projection qu’il s’en fait. Projeté le jeudi 8 mai dernier à l’Institut français de Libreville (IFG), à la faveur du Festival du cinéma européen tenu du 5 au 10 mai 2014, «Mouane Mory», un court métrage réalisé par Amédée Pacôme Nkoulou, avec Michel Ndaot, Eunice Biyoghe et Luce Malekou, flirte avec l’interdit, tout en relayant une histoire vraie puisée des turpitudes d’une relation amicale et incestueuse non voulue. Trois questions au jeune réalisateur.

 


© africatime.com
Le réalisateur, Amédée Pacôme Nkoulou, en pleine mise au point et l’affiche du film
Qu’est-ce qui vous a inspiré le sujet de ce court métrage ?
Amédée Pacôme Nkoulou : «Moane Mory», c’est déjà l’histoire d’un individu, une ami que j’ai personnellement connue et fréquentée, mais qui est malheureusement décédé. C’est donc elle qui m’a inspiré ce film. Souvent, il m’arrive de vivre certaines situations, de les analyser et de m’interroger sur les personnes que je rencontre dans la rue, celles avec qui je discute et fini par sympathiser. Et à ce moment, je me dis qu’il se peut qu’on ait des liens familiaux, sans toujours s’en rendre compte pourtant. Ce qui m’a conduit à la conclusion qu’on peut se côtoyer, fréquenter les mêmes milieux, sans véritablement se connaître.

Au fil des réflexions, j’ai eu l’idée du film qui, dans une certaine mesure, est d’abord une façon de rendre hommage, à ma manière, à cette amie disparue, ensuite espérer faire tirer une leçon de cette histoire qui peut arriver à chacun de nous. Notamment, susciter chez ceux qui ont des enfants ou qui aspirent à en avoir une certaine prise de responsabilités dans l’accompagnement de leur progéniture, afin que celle-ci ait réponse à toutes les questions nécessaires à leur propre épanouissement.

Pour transcrire cette histoire en images, vous avez fait appel à une jeune comédienne encore peu connue sur le plan national mais également à une pointure du cinéma et du théâtre gabonais. Pourquoi ces deux extrêmes ?
Je suis parti d’un principe qui est, de plus en plus, le modèle de distribution de rôles dans la plupart des pays dans le monde : je voulais allier deux générations. Mais le choix de Michel Ndaot pour ce film m’est apparu évident, en raison de sa corpulence, parfaitement adaptée au rôle, à mon sens. Physiquement, Michel est quelqu’un qui impressionne assez, mais derrière cet aspect purement physique, je voulais aboutir à un personnage qui ne laisse pas indifférent et qui laisse entrevoir un côté enfantin, maladroit et sensible à la fois. Le personnage du peintre Jack, interprété par Michel Ndaot, nous montre finalement que tout individu est vulnérable à l’amour, et cela se lie dans le visage de cet homme d’une quarantaine d’années.

De même, j’ai souhaité faire un mélange entre la toute jeune génération de comédiens, représentée par Eunice Biyoghe qui fait ses premiers pas dans le cinéma, et une génération de comédiens plus aguerris et plus expérimentés.

Avec une telle distribution, et la qualité de l’image de ce film de 18 minutes dont une projection sera faite au «Short Film Corner» du prochain Festival de Cannes, de quels moyens financiers et matériels disposiez-vous ?
Le film a été entièrement produit par l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS) qui est une structure étatique : c’est donc l’Etat gabonais qui a accordé les moyens financiers et matériels nécessaires à la conception finale de ce court métrage qui a été produit en octobre 2013 et sorti en avril 2014. J’ajoute d’ailleurs que tout a été entièrement fait au Gabon. Preuve, s’il en faut, que le pays dispose de talents sur le plan national.

Et comment envisagez-vous sa promotion?
C’est là, l’un de mes principaux objectifs, dans la mesure où, avant sa sorti au Gabon, «Mouane Mory» a été présenté au Festival de Cannes où il a été sélectionné, vous le rappeliez à l’instant. Le Festival du cinéma européen 2014, a quant à lui été l’occasion pour moi, pour M. Imunga Ivanga (directeur de l’IGIS – ndlr) et l’équipe qui m’accompagne de présenter en avant première le film aux Gabonais. Notamment ceux vivant à Libreville, parce que pour nous, lorsqu'un film est produit et réalisé au Gabon, il est primordial d’en faire d’abord bénéficier le public gabonais qui, selon les retours, a été séduit et interpellé par le message véhiculé par le film.

Mais pour le moment, des projections ne sont pas envisagées à l’intérieur du pays. Nous évaluerons dans les mois qui viennent les coûts et les modalités pour que les Gabonais des provinces profitent à leur tour du film. Pour l’heure, d’autres projections seront possibles à travers la ville de Libreville, dans les semaines qui suivent, si tout est prêt dans ce sens.

 

MOTS CLES :  Gabon   Festival Cannes   Moane Mory 

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