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Le sel iodé, un allié peu connu

Par Célia d'ALMEIDA avec autres médias - 14/08/2014

Le sel donne du goût aux aliments. Mais pas seulement. Il est riche en éléments qui participent à notre santé. On entend souvent parler de « sel iodé ». Qu’est-ce que c’est? A quoi ça sert ? Réponses…

 

L'iode est un oligoélément qui fait peu parler de lui. Pourtant on peut en manquer car il est rare dans notre alimentation. Les répercussions d'une carence en iode peuvent être catastrophiques surtout chez la femme enceinte et le jeune enfant. Nous avons tous, située à la base du cou, une glande en forme de papillon, de 25 à 30 g, la thyroïde. Elle sécrète deux hormones : la triodothyronine (T3), la thyroxine (T4) sous l'impulsion d'une autre hormone, la TSH, qui vient de l'hypophyse. La T3 et la T4, appelées hormones thyroïdiennes, interviennent dans les métabolismes des protéines, des lipides et des glucides et elles sont indispensables au développement de toutes les cellules et plus particulièrement à celles du système nerveux. Et que faut-il pour que la thyroïde fabrique correctement ces essentielles hormones thyroïdiennes ? De l'iode !

 


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Selon l’OMS, les besoins en iode sont évalués à 80 microgrammes chez les enfants de 1 à 3 ans, 90 microgrammes chez ceux de 4 à 6 ans, puis 120 microgrammes jusqu'à 9 ans, et enfin 150 microgrammes à partir de 12 ans et pendant le reste de la vie. Mais quand on attend un bébé, il faut au minimum 200 microgrammes d'iode. Normal, il est important que l'embryon grandisse bien et qu'il ait des cellules nerveuses performantes. Ce besoin de 200 microgrammes se prolonge quand on allaite, et ce pour les mêmes raisons. Ainsi en vue d'une grossesse, certains gynécologues proposent à la future maman, une iodurie, c'est à dire une mesure du taux d'iode dans l'urine. En cas de carences, des mesures diététiques peuvent être ainsi mises en place quelques mois avant la conception.

Selon l’OMS, les besoins en iode sont évalués à 80 microgrammes chez les enfants de 1 à 3 ans, 90 microgrammes chez ceux de 4 à 6 ans, puis 120 microgrammes jusqu'à 9 ans, et enfin 150 microgrammes à partir de 12 ans et pendant le reste de la vie. Mais quand on attend un bébé, il faut au minimum 200 microgrammes d'iode. Normal, il est important que l'embryon grandisse bien et qu'il ait des cellules nerveuses performantes. Ce besoin de 200 microgrammes se prolonge quand on allaite, et ce pour les mêmes raisons. Ainsi en vue d'une grossesse, certains gynécologues proposent à la future maman, une iodurie, c'est à dire une mesure du taux d'iode dans l'urine. En cas de carences, des mesures diététiques peuvent être ainsi mises en place quelques mois avant la conception.

Que se passe-t-il quand on manque d'iode?
L’organisme est chamboulé. On est évidemment fatigué, on a la mémoire qui flanche, le moral au talon, on est constipé, on n'a pas faim, on a des crampes et mal un peu partout, on prend du poids, on devient très frileux, on a la peau de plus en plus sèche (et écailleuse, genre crocodile), le cholestérol grimpe tandis que le coeur se ralentit et que la tension baisse. Ces symptômes caractérisent l'hypothyroïdie. Comme ils n'arrivent pas tous en même temps, on peut ne pas y prêter attention. Au fur et à mesure de leur accumulation, la thyroïde se met à grossir car elle se développe pour capter le plus d'iode possible, et on a un goitre. Si on ne se soigne pas, ça devient assez catastrophique : visage tout bouffi et abrutissement total avec des hallucinations. Chez les femmes, l'hypothyroïdie a un retentissement sur les règles qui deviennent très fantaisistes. Mais elle peut aussi être la cause de l'infertilité. C'est pourquoi, lorsqu'on a du mal à concevoir un bébé, un bilan thyroïdien doit être effectué.

Quand un enfant manque d'iode, que ce soit dans le ventre de sa maman ou dans les premières années de sa vie, son système nerveux est le premier à en pâtir. Son cerveau ne se développant pas correctement, il devient débile. En plus, il ne grandit pas comme il devrait. Il a un visage bouffi, une très grosse langue, il coordonne mal ses mouvements: ça s'appelle le crétinisme.

 

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