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Une opération "mains propres" en terre gabonaise ?

Par Union du Peuple Gabonais - UPG - 02/09/2014

Par Union du Peuple Gabonais - UPG

 

Depuis quelques semaines, la justice gabonaise a diligenté des enquêtes pour y voir plus clair sur des probables détournements des budgets accordés lors des dernières fêtes tournantes de l’indépendance de l’ère Omar Bongo. Enquêtes qui viseraient principalement les anciens barons du PDG (parti au pouvoir) passés dans l’opposition. C’est du moins ce qu’en croient les intéressés réunis désormais sous le bloc du Front uni de l’opposition. Ce mardi, (26 août 2014 NDRL JDG) le média en ligne Gabonactu.com annonçait que le dernier Premier ministre d’Omar Bongo, Jean Eyeghe Ndong, avait été entendu par la justice au sujet de la disparition de 97 milliards d’écritures publiques. Une information prémonitoirement annoncée dès lundi par le blog Ditengou.info qui lui précise, que ceci ne serait que le début d’une longue liste d’anciens amis du PDG passés à l’opposition.

 


© D.R/Binto Media
Image illustrative présentant des figures de l’opposition inquiétées
Le blog, visiblement très bien informé, ajoute que les cibles sont bien les nouveaux opposants qui ne seraient pas blancs de tout reproche : Paulette Missambo et son époux Casimir Oyé Mba, Jacques Adiahénot, Zacharie Myboto et sa fille Chantal Myboto, Pierre André Kombila. André Mba Obame échapperait pour le moment à ces offensives pour des raisons de santé.

Le week-end, l’opposition qui présageait ces événements, annonçait avoir à son tour des preuves de compromissions financières qui toucheraient jusqu’au Chef de l’Etat. De quoi mettre du feu dans l’arène politique gabonais qui est gangrenée par la corruption, les détournements, les malversations financières, les projets qui ne connaissent jamais leur épilogue.

La dimension nouvelle dans cette faire est que la justice gabonaise se découvre avoir des indélicats dans la nature. Nul ne doute que ces criminels financiers et fossoyeurs du développement national n’ont de toujours, qu’appartenu qu’à la sphère au pouvoir et que les anciens comme les nouveaux devraient faire l’objet d’une enquête de la même nature. Sauf si la justice, comme l’indique ditengou.info, se soit résolue à attendre 2017, soit après la présidentielle, pour se pencher sur le cas des "émergents". Une justice à deux vitesses ?

 

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