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Pierre Moussa est le nouveau président de la commission de la CEMAC

Par Ngouela Ngoussou - 28/08/2012

Le Congolais va présider pour 5 ans, aux destinées de l'institution sous régionale, avec sa riche expérience dans l’administration. Portrait

 

Pierre Moussa est né en juillet 1941 à Brazzaville, loin de la terre de ses ancêtres dans la Cuvette, au nord Congo. Après de brillantes études primaires, secondaires et universitaires en Planification du développement au Congo et à Dakar au Sénégal, il embrasse une carrière d’administration dans le secteur du développement. Il sera également maître-assistant à l’Université de Dakar et au Centre d’enseignement supérieur de Brazzaville. Alors qu’il s’apprête à embrasser une carrière internationale au Fonds Monétaire International (FMI), Marien Ngouabi - Président de la République du Congo, puis de la République populaire du Congo du 31 décembre 1968 à sa mort le 18 mars 1977 à Brazzaville - le repère et lui confie en 1978, les charges de secrétaire général du Plan. Un secteur où Pierre Moussa passera toute sa carrière de haut fonctionnaire du Congo. Dès 1979, il est nommé ministre du Plan, de l’économie et des finances, un poste qu’il occupera pendant huit ans, jusqu’en 1987. Plusieurs observateurs le qualifient à cette période de: «Cheville ouvrière du plan quinquennal 1982-1986», un projet conclu entre le Congo et la Banque mondiale.

 


© countryoffice.unfpa.org
Pierre Moussa arrive à la présidence de la commission de la Cemac
Beaucoup de projets de développement, notamment la construction des routes comme la nationale n°2 aussi appelée route du nord; des bâtiments comme la tour Nabemba qui surplombe la capitale congolaise et les ponts comme celui sur le Bas-Kouilou verront le jour grâce en partie à ses initiatives. Ce qui explique peut-être pourquoi, en 1987, le président Denis Sassou Nguesso, lui renouvelle sa confiance et le garde dans son gouvernement. Il deviendra entre 1987 et 1988, ministre du Plan, de l’économie et des finances. Et pendant les périodes troubles de la fin des années 80, marquées par les crises économiques et la chute des pouvoirs dictatoriaux, Pierre Moussa assumera courageusement le poste de Premier ministre en 1990, alors que son prédécesseur, Alphonse Soukoulaty Poaty vient de démissionner, n’ayant pas pu résister aux fulgurantes critiques de l’opposition naissante contre le régime en place.

C’est à la suite de la guerre du 5 juin 1997, que Pierre Moussa, ami fidèle du président Denis Sassou Nguesso, dont il est l’aîné de deux ans seulement, revient aux affaires. Et c’est logiquement qu’il se voit confié le ministère de l’Aménagement du territoire et du développement régional entre 1997 et 2002. Après des élections générales organisées dans le pays, Pierre Moussa hérite du portefeuille du Plan, de l’Aménagement du territoire, de l’intégration économique jusqu’en 2004, avant de prendre une charge supplémentaire, celle du NEPAD en plus de la responsabilité de son ministère déjà très vaste. Là aussi, c'est sous sa houlette que le Congo va obtenir son tout premier Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP).

 


© cap
L'homme de terrain
Jusqu’à sa nomination au poste de président de la Commission de la CEMAC par le président Ali Bongo Ondimba du Gabon qui est aussi président en exercice de la CEMAC, Pierre Moussa était coordonnateur du pôle économique, ministre d’Etat, ministre de l’économie, du plan et de l’aménagement du territoire et de l’intégration. Sorti de Clermont-Ferrand et Paris, cet économiste a aussi été moulé dans la politique. Il était élu député à Owando dans la Cuvette en 2002, avant d’être réélu en 2007. Aux dernières législatives de 2012, son parti, le PCT dont il est membre du bureau politique, n’a pas investi sa candidature.

Père de famille, Pierre Moussa ne communique pas assez. Selon ses proches, il est de ceux qui travaillent sans faire de bruit. Il a reçu la médaille de Grand Officier dans l’ordre du Mérite congolais, et celle de Grand Officier dans l’ordre national du mérite français. Pierre Moussa connaît bien la maison CEMAC, car c’est lui qui a joué aux médiateurs entre son prédécesseur très controversé Antoine Ntsimi et le président centrafricain François Bozizé, qui ne souhaitait plus le voir en terre « Sango». Ses nombreuses missions à travers la sous-région lui valent la confiance des chefs d’Etat qui pourront lui laisser les mains libres pour exécuter son programme. Plus d’un sont en effet en attente pour l’intégration et le développement de la sous-région. L’adoption du passeport communautaire et le lancement de la compagnie aérienne Air CEMAC pour ne citer que ceux-là, devraient définitivement sortir des tiroirs. Sobre, posé et à l’allure toujours impeccable, Pierre Moussa a en n’en pas douter le profil du consensus.

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