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Rupture définitive de la plume de Pierre-Edgar Moundjegou

Par Gaboneco - 14/09/2011

L’écrivain gabonais s’est récemment éteint à Mouila, à l’âge de 69 ans. Il trônait au sommet de la poésie militante nationale.

 

Pierre-Edgar Moundjegou-Magangue, le plus grand poète Gabonais du XXe siècle, a quitté la planète des hommes le 31 août dernier à Mouila (Ngounié), non loin du hameau de Yidoumi où il est né en juin 1943. Il était titulaire d’un doctorat de troisième cycle (ancien régime) de l’université de Paris VIII pour une thèse intitulée «Oralité, traduction et poétique» et a enseigné durant quelques années dans le secondaire avant de devenir un fonctionnaire rangé du ministère de l’Education nationale.

Son œuvre d’écrivain compte notamment deux ouvrages célèbres : «Le crépuscule des Silences» (1975) et «Ainsi parlaient les Anciens» (1987). Ayant adopté le pseudonyme d’écrivain de Magang Ma Mbuju Wisi, sa poésie, influencée par le philosophe Allemand Nietzsche et rythmée comme les chants traditionnels du Sud Gabon, était traversée par le militantisme panafricain des années des indépendances et par la lutte pour la libération des peuples opprimés.

 


© gaboneco
La plume de Pierre-Edgar Moundjegou
Pierre-Edgar Moundjegou était surtout connu du grand public comme parolier du grand musicien gabonais Pierre-Claver Akendengué. Dans un pays, où on ne lit pas vraiment, celui-ci a en effet popularisé le nom et la poésie de l’écrivain à travers des titres comme «Le chant du coupeur d’okoumé», «Salut aux combattants de la liberté», «Aux dieux de ce monde», «Arrête-toi un moment».

Ayant rejoint les églises du réveil une dizaine d’années avant sa mort, il a renié son œuvre poétique qu’il percevait désormais comme un travail effectué pendant qu’il était «dans le monde». Pourtant «né de nouveau», il a déçu nombre de ses lecteurs pour avoir été impliqué dans le crime prétendument rituel d’un enfant de trois ans. Mais, comme Céline, l’écrivain français taxé d’antisémitisme pour l’ouvrage «Bagatelles pour un massacre» ou Louis Althusser qui avait assassiné son épouse, Pierre-Edgar Moundjegou n’en restera pas moins un phare dans l’histoire de la littérature gabonaise du dernier siècle.

 

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