SOCIéTé  |     FAITS DIVERS  |    

Une collecte de la taxe municipale tourne au pugilat

Par Gabon Actu - 10/08/2017

Un commerçant des téléphones portables exerçant au quartier Nombakélé, dans le 3ème arrondissement de Libreville, a opposé une résistance farouche aux agents municipaux de l’hôtel de ville de Librevil

 

Un commerçant des téléphones portables exerçant au quartier Nombakélé, dans le 3ème arrondissement de Libreville, a opposé une résistance farouche aux agents municipaux de l’hôtel de ville de Libreville qui voulaient sceller son magasin pour non-paiement d’une taxe municipale supposée exagérée.

Le commerçant malien ne s’est pas laisser faire. Il n’a pas accepté que les contrôleurs municipaux, flanqués d’un policier mettent les scellés sur son magasin sans motif apparent ni avertissement. Il y a eu altercation entre le policer s’apprêtant à mettre les scellés.

« Tu as giflé le policier au lieu de payer la taxe, tu dois voir ça », a vociféré un des agents contrôleurs, lors du passage d’un reporter de Gabonactu.com. Le renfort dépêché par l’hôtel de ville n’a pas tardé. Le magasin des portables a été scellé sans aucune autre forme de procès.

Le commerçant a été interpelé séance tenante par la police municipale. Il a crié à l’escroquerie. « Je vous ai payé 30 000F avec les pénalités, mais vous voulez encore que je paye 59 000F alors que la taxe c’est 24 000 F », a-t-il hurlé en embarquant dans le véhicule de la police municipale par contrainte.

La taxe municipale en question s’élève à 24 000 FCFA par magasin. Elle est annuelle. Les équipes de la mairie de Libreville sillonnent tous les commerces relevant de leurs champs de compétences pour percevoir cette taxe. Il se trouve que certains contrôleurs taxeraient le nombre des vendeurs trouvés dans le magasin et non le magasin, la personne morale disposant de l’objet commercial.

Généralement, l’opération se fait dans le calme quand elle se déroule dans les règles de l’art. Les convocations sont données aux commerçants récalcitrants. Mercredi à Nombakélé, la procédure de collecte d’impôts ressemblait à un braquage ou une simple escroquerie.

La présence de nombreux faux contrôleurs a créé une mauvaise ambiance entre les commerçants et les personnels de collecte des taxes. La tentation des agents régulièrement mandatés de se sucrer par la perception des pots de vin aggrave la situation.

 

MOTS CLES :  Gabon 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

13e édition du Festival Gabao à Libreville
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDUGABON.COM

DOSSIERS

Dossiers

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués