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Le président gabonais Ali Bongo fait condamner Pierre Péan en diffamation

Par AFP - 06/10/2017

Le journaliste et écrivain Pierre Péan a été condamné jeudi par la justice française à 1.000 euros d'amende pour avoir diffamé le président gabonais Ali Bongo

 

Le journaliste et écrivain Pierre Péan a été condamné jeudi par la justice française à 1.000 euros d'amende pour avoir diffamé le président gabonais Ali Bongo en laissant entendre dans un de ses livres qu'il avait commandité un assassinat politique.

Dans ce livre intitulé "Nouvelles affaires africaines" et publié en 2014, le journaliste français laissait entendre qu'Ali Bongo était à l'origine de deux tentatives d'assassinat de Jean-Pierre Lemboumba, directeur de cabinet de son père Omar Bongo quand celui-ci était président.

Ces passages relaient des "accusations très graves formulées de façon affirmative", sur une base factuelle "insuffisante", ont relevé les juges dans leur décision.

Pierre Péan a en revanche été relaxé au titre de la bonne foi pour plusieurs autres passages dans lesquels il imputait à Ali Bongo d'avoir commandité l'empoisonnement de Georges Rawiri, président du Sénat, et d'avoir fomenté un "coup d'Etat électoral" lors de l'élection présidentielle de 2009, le tribunal estimant qu'il a produit une "documentation solide, variée, abondante et qui se recoupe" pour étayer ces propos.

 


© Droits reservés
Sophie de Closets, qui dirige l'éditeur du livre, Fayard, a pour sa part été condamnée à 1.000 euros d'amende avec sursis.

Les deux prévenus devront en outre payer un euro de dommages et intérêts à Ali Bongo.

Contactée par l'AFP, l'avocate de Pierre Péan et de son éditrice, Me Florence Bourg, a salué une décision "globalement très positive" puisque les passages relatifs aux accusations de fraude électorale et à la mort de M. Rawiri n'ont pas été jugés diffamatoires.

"Ali Bongo se réjouit que Pierre Péan ait été condamné pour ce brûlot qui ne visait qu'à le discréditer et à le délégitimer", a réagi son avocate, Me Delphine Meillet.
MOTS CLES :  Gabon 

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