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L’Afrique présent au Festival de Cannes

Par Yvan B - 19/09/2011

2 réalisateurs africains sont en lice pour la compétition artistique la plus prestigieuse entre le 12 et 23 mai

 

Demain s’ouvre le 63ème Festival de Cannes, avec comme président du jury Tim Burton et film d’ouverture le blockbuster Robin des Bois de Ridley Scott. Alors que la compétition marque le retour d’Alejandro Gonzàlez Iñàrritu (lauréat pour Babel), Doug Liman (La mémoire dans la peau), et Xavier Beauvois (Le petit lieutenant) ; nous pouvons compter deux cinéastes africains. Parmi les deux, le franco-algérien Rachid Bouchareb remarqué il y a 4 ans pour le prix d’interprétation de l’ensemble de ses acteurs de son film Indigènes. Son nouveau, Hors-la-loi, commence où Indigènes s’arrête, la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors des massacres de Sétif. Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud s’engage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie et Said fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mère, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté. Hors-la-loi est la traduction française du terme arabe fellagha, qui a été employé en France pour désigner les [rebelles] indépendantistes durant la guerre d'Algérie (1954-1962). Le second réalisateur est le tchadien Mahamat Saleh Haroun (Daratt, 2006) pour Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse, le titre du film est un extrait de Cahier d'un retour au pays natal (1939) d'Aimé Césaire. C’est l’histoire d’Adam, la soixantaine, ancien champion de natation est maître nageur de la piscine d'un hôtel de luxe à N'Djamena. Lors du rachat de l'hôtel par des repreneurs chinois, il doit laisser la place à son fils Abdel. Il vit très mal cette situation qu'il considère comme une déchéance sociale. Le pays est en proie à la guerre civile et les rebelles armés menacent le pouvoir. Le gouvernement, en réaction, fait appel à la population pour un effort de guerre exigeant d'eux argent ou enfant en âge de combattre les assaillants. Adam est ainsi harcelé par son Chef de Quartier pour sa contribution. Mais Adam n'a pas d'argent, il n'a que son fils...

 


© festival-cannes.com
Jamel Debbouze, Sami Bouajila et Roschdy Zem sont les héros du film de Rachid Bouchareb
Le film de Rachid Bouchareb, coproduit par la France, fait polémique sur la possible vérité historique qu’il diffuserait, jusque maintenant caché, selon le réalisateur par l’Etat français. Ce qui est contesté par le député U.M.P Lionnel Luca affirmant qu’il existe des erreurs, suite à sa lecture d’un synopsis intermédiaire. Le festival cinématographique français est connu pour sa règle de pouvoir interdire des films faisant offense à un pays, si celui-ci le demande (censure Des statues meurent aussi d’Alain Resnais et Chris Marker pour le point de vue anti-colonialiste). Le film est considéré de paternité algérienne, Il y aurait pu avoir une opposition si il avait représenté la France. Quant à Mahamat Saleh Haroun, il est habitué de Cannes, qui l’a révélé ou d’autres festivals: Bye Bye Africa Prix du Jury Jeune à la Mostra de Venise en 1999, Prix du meilleur Premier film au Festival du cinéma africain de Milan (Italie), prix de la critique internationale au Kerala International Film Festival (Inde) ; Prix spécial du Jury à la Mostra de Venise pour Daratt. Notons qu’en dépit de l'absence de films tunisiens à la compétition officielle de cette nouvelle édition, la Tunisie sera présente au Marché du Film, considéré comme le carrefour mondial du cinéma. Pour cette année, a précisé la TAP, un pavillon tunisien a été organisé par la Chambre syndicale nationale des Producteurs de films sous la tutelle du ministère tunisien de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, pour prendre part à ce grand rassemblement du cinéma mondial. Mais aussi le documentaire "Benda Bilili" (sur le groupe de musiciens handicapés du même nom venant de Kinshasa), sélectionné par la Quinzaine des réalisateurs. Il n’y a plus qu’à espérer que ces œuvres se feront remarquer. La dernière palme d’or africaine, c’était en 1975, Chronique des années de braise de l’algérien Lakhdar Amina.

 

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