L’allègement de l’état d’urgence, sujet dominant dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, parvenus vendredi à APA, traitent essentiellement de la nouvelle approche du gouvernement dans le cadre de sa gestion de l’épidémie du coronavirus.« La dynamique d’assouplissement des mesures de l’état d’urgence se poursuit. Du transport interurbain à l’ouverture des restaurants en passant par les salles de sport et l’allègement du couvre-feu, d’importantes décisions ont été prises et expliquées hier (jeudi) par les ministres de l’Intérieur et des Transports terrestres », informe Le Soleil.

Le quotidien national en déduit que « l’Etat desserre l’étau ». Dans ses colonnes, Gora Khouma, le Secrétaire Général du Syndicat des transporteurs routiers estime que la levée de l’interdiction du transport interurbain « est une décision qui soulage tous les Sénégalais. Le secteur du transport ne supporte pas les restrictions ».

« Ça tombe à pic », indique Le Quotidien. Pour ce journal, « le gouvernement cède devant les manifestants » puisqu’il a décidé de « rouvrir les gares routières, les restaurants, les salles de sports, d’autoriser les réunions dans les endroits publics et privés et de (fixer) l’heure du couvre-feu de 23h à 5h ».

A en croire Sud Quotidien, « Macky décode le message de la rue » parce que ce « nouveau desserrement s’explique, à bien des égards, par la pression exercée par des jeunes excédés par les restrictions ».

Cela fait dire à L’AS que « l’Etat ouvre la voie ». Poursuivant, ce journal rapporte que « les images de chauffeurs en liesse circulent dans les réseaux sociaux. (Car) après trois mois d’arrêt, le transport interurbain pourra reprendre à partir de dimanche (prochain) ».

« Le virus à tout vent », met en exergue Vox Populi. Dans ce quotidien, Lamine Dramé, un responsable de l’Alliance Pour la République (APR, parti au pouvoir) à Ouakam (commune de Dakar) déclare : « Je voudrais demander à tous les Sénégalais de se ranger derrière (Macky) Sall et de le soutenir pour que nous puissions sortir victorieux de cette guerre. (C’est) un président qui est à l’écoute de son peuple ». 

En tout cas, d’après EnQuête, c’est « un tournant vers l’inconnu » parce que « la rue prend le pouvoir ». Ce journal signale également que « de l’état d’urgence, il ne reste plus que des mesurettes ».

« Macky (Sall) est en feux de recul » selon L’Observateur. Cité par ce journal, Cheikh Saad Bou Sokhna, épidémiologiste met en garde : « Qu’on le dise ou pas, l’Etat nous a laissés avec le virus. On peut penser que cela peut évoluer vers la catastrophe, mais il faut attendre 14 jours pour faire une évaluation ».

Polisario: la presse marocaine se réjouit de la décision de la justice espagnole

Les journaux marocains apprécient l’arrêt de la Cour suprême de Madrid (Espagne) interdisant au Front Polisario l’usage de ses emblèmes dans la sphère publique espagnole.Le 360 indique que « la justice espagnole assène un coup fatal au Polisario ». Ce site marocain fait noter que les indépendantistes « cumulent les revers sur (leur) terrain de prédilection : l’Espagne ». Le média en ligne rappelle que « c’est dans ce pays que les séparatistes, poussés par leurs commanditaires algériens, ont constitué un lobby qui s’étend à l’intérieur de l’Union Européenne (UE) et mène une propagande mensongère contre le Maroc ».

Mais, « après plusieurs années d’hérésies politique, juridique et diplomatique, la Cour suprême espagnole a décidé de mettre de l’ordre. Il est désormais interdit pour les Polisariens d’utiliser leur drapeau non officiel dans l’espace public », se félicite Le 360.

Enfin, ce portail d’informations se fait l’écho de la déclaration de Pedro Sanchez, le président du gouvernement espagnol lors de la 74e Assemblée Générale des Nations Unies : « L’Espagne va maintenir son soutien aux efforts du Secrétaire Général de l’Onu pour trouver une solution politique, juste, durable et acceptée par les deux parties, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité ».

Dans Libération, Moussaoui El Ajaloui, spécialiste des affaires africaines explique que, sur la base de l’arrêt rendu par la Cour suprême espagnole, « tout citoyen a le droit de dénoncer devant les tribunaux (de ce pays) le comportement de certaines entités territoriales qui traitent le Polisario comme s’il s’agissait d’un Etat ».

A en croire M. Ajaloui, il y a probablement au sein de la coalition gouvernementale espagnole « une position consensuelle » sur la question du Sahara marocain selon laquelle il faut réduire au maximum l’influence du Polisario dans la péninsule ibérique. Poursuivant, le chercheur marocain souligne qu’en Espagne, « c’est la raison d’Etat qui prime sur les intérêts des partis politiques ».

Selon Le Reporter, « le Polisario n’affichera plus ses couleurs en Espagne ! », avant d’en conclure que la chimérique « RASD » n’a jamais été aussi faible depuis sa création. Ce site rapporte également que « les dernières résolutions de l’Onu ont appuyé l’initiative marocaine d’autonomie ». Celle-ci est considérée comme « une approche sérieuse et crédible pour parvenir à une solution définitive ».

La presse sénégalaise se fait l’écho de la grogne sociale

Les journaux sénégalais, reçus jeudi à APA, traitent principalement des heurts constatés ces derniers jours dans des villes du pays où la prolongation de l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu agace certains jeunes.EnQuête indique que « le virus embrase la rue » avec des manifestations contre les restrictions dans le transport interurbain. Ce journal ajoute qu’ « après les populations de Touba (centre), Diourbel (centre), Mbacké (centre), Thiès (ouest)…, c’était hier au tour de celles de Dakar de sortir dans les rues. Ça a chauffé (dans la soirée) à Grand-Yoff, Niarry Tally et Grand-Dakar ».

Pendant ce temps, EnQuête rapporte que « les auditions se poursuivent à Mbacké, Touba et Diourbel où des jeunes (ayant) manifesté pour la levée du couvre-feu ont été interpellés. Ils seront déférés au parquet ».

Cité par Sud Quotidien, Thierdo Mouride Sadikh de l’Association islamique pour servir le soufisme déclare : « Ce qui s’est passé à Touba est un fait inédit. (Dans) cette ville (religieuse), les gens ont l’habitude d’encaisser beaucoup de choses. Il faut vraiment que le chef de l’Etat puisse revoir, avec ses techniciens de la santé et son ministre de l’Intérieur, leurs (décisions) et les mesures d’accompagnement qui vont permettre aux gens de reprendre leurs activités ».

L’AS souligne que « la révolte gagne la capitale ». En effet, fait savoir ce quotidien, « l’état d’urgence imposé par les autorités gouvernementales n’est plus du goût de (certains) Sénégalais. Dans plusieurs quartiers de Dakar, les jeunes sont descendus dans les rues en brûlant des pneus ».

« Dakar (est) en feu », s’exclame Vox Populi. Dans quelques communes, « les jeunes (ont contraint) les forces de l’ordre à des courses-poursuites sans fin, à user de grenades lacrymogènes et même à jouer aux (sapeurs) pompiers pour (dégager) des routes en éteignant (les feux) ».

En tout cas, « le feu couve », renchérit Le Quotidien, non sans mentionner que cette « situation montre la défiance qui escorte de plus en plus les décisions des autorités ». Pour sa part, L’Observateur annonce que « le garçon heurté par une voiture de la Police (à Kaolack, centre) est dans un état critique ».

Dans les colonnes de ce journal, Moussa Diaw, professeur de Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB, nord) met en garde : « l’Etat doit adapter (sa) stratégie à certaines réalités, de manière à alléger cette pression sociale qui pèse sur la population. Si on ne désamorce pas la bombe, ça risque d’imploser socialement et on (peut) avoir une situation incontrôlable ».

Pour calmer les manifestants, Le Soleil renseigne qu’on se dirige « vers la levée des restrictions » sur les transports. Lors du Conseil des ministres tenu hier mercredi, le président de la République Macky Sall, « confirmant la stratégie d’assouplissement graduel des mesures restrictives, a instruit le ministre des Transports terrestres et aériens en relation avec le ministre de l’Intérieur, de travailler avec les partenaires du secteur des transports, à la levée des restrictions selon des modalités à convenir ».

Sur un tout autre sujet, le quotidien national fait un focus sur « les raisons de la libération de (Seydina Fall) Bougazelli ». Le Soleil précise que « le juge Samba Sall est convaincu par les arguments de la défense selon lesquels, la détention de leur client n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité. Il s’y ajoute que le responsable (de l’Alliance Pour la République, parti au pouvoir) a une santé fragile ».

« La sixième demande a été la bonne puisque le Doyen des juges lui a accordé la liberté provisoire, conformément au réquisitoire du parquet. (Toutefois), l’ex-député fait l’objet d’un contrôle judiciaire puisque la procédure pour laquelle il a été écroué, va suivre son cours », précise Le Soleil.

Bougazelli a été arrêté le 14 novembre dernier, à la station d’essence de Ngor (commune de Dakar), par des éléments de la section de recherches de la Gendarmerie avec 32 millions en faux billets.

Maggi lance un site web avec plus de 40 recettes africaines

La marque Maggi du géant agroalimentaire Nestlé lance un site web avec des déclinaisons originales de plus de 40 recettes du continent africain, répondant à la soif du numérique et de la connaissance nutritionnelles de ses consommateurs.La présentation de l’interface a été faite, mercredi,  lors d’une conférence de presse virtuelle, ainsi que la saison 2 de Yélo Péppé, une nouvelle série à succès consacrée à l’éducation nutritionnelle, en ligne sur YouTube dès le 8 juin 2020.

Ce site web, le premier du genre en Afrique centrale et occidentale, vise à proposer des déclinaisons originales de plats africains, tout en contribuant à l’objectif de Nestlé d’améliorer la qualité de vie et de contribuer à un avenir plus sain.

Il propose plus de 40 recettes africaines sur une plateforme intuitive, aide les familles à préparer des repas équilibrés et nutritifs. On y trouve des recettes pour enfants, les cuisiniers qui aiment les grands classiques et les repas mijotés qui font gagner du temps, toutes disponibles en anglais et en français.

« Maggi innove une fois de plus en proposant différentes variations de plats populaires africains qui offrent quelque chose à tous les amoureux de la cuisine », a déclaré Dominique Allier, directeur général de la division culinaire de Nestlé Afrique de l’Ouest et du Centre.

« Nous sommes fiers d’être la première région du monde choisie par Maggi pour lancer ce site web inédit », a-t-il ajouté. Il a été conçu en collaboration avec de grands chefs africains, des nutritionnistes et des influenceurs dans le domaine de l’alimentation locale.

Le nouveau site donne par exemple des conseils utiles sur la manière d’augmenter son apport en fer et d’équilibrer les plats. Il intègre des astuces de santé et du bien-être, et des régimes alimentaires nutritifs avec les plats préférés des familles africaines.

Le nouveau site web et la série Yelo Pèppè sont des illustrations  des engagements de Maggi envers les consommateurs depuis 2017. Après le succès de la première saison de Yelo Pèppè, qui a enregistré plus de 20,3 millions de vues, Maggi se dit « heureux » de présenter la deuxième saison de l’émission.

La presse sénégalaise examine l’ajournement du redémarrage des cours

Les journaux sénégalais, parvenus mercredi à APA, traitent essentiellement du report de la réouverture des classes et de l’expression par des manifestations de la grogne des acteurs du transport interurbain.Pour Sud Quotidien, qui indexe « les failles » de l’Education nationale, « l’annulation de dernière minute de la réouverture des classes a pris de court les acteurs de l’école. Derrière cette décision tardive et non consultative, selon plusieurs directeurs d’écoles, se cachent de grosses lacunes sur le dispositif de préparation et même sur la politique de gestion du milieu éducatif ».

Le Quotidien, sous le titre « Tableau noir », fait un focus sur les incertitudes qui planent sur la reprise des cours. A en croire ce journal, « l’année blanche que redoutent (certains) n’aura pas lieu. Mamadou Talla, le ministre de l’Education nationale en est convaincu. Il a annoncé une reprise des cours à un autre moment plus propice, compte tenu de la situation sanitaire sans donner de date ».

Toujours dans Le Quotidien, Mbaye Sarr, le Secrétaire Général du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef) soutient avoir répété que « les conditiions ne pouvaient pas permettre une bonne reprise ». Pour trouver une solution, Abdou Faty, le Secrétaire Général du Sels authentique (Syndicat des enseignants libres du Sénégal) invite « le gouvernement (à) privilégier la concertation jusqu’au bout en intégrant les enseignants dans le Comité interministériel ».

Dans les colonnes d’EnQuête, Mamadou Talla et Dame Diop, son collègue en charge de la Formation professionnelle ont déclaré que « (la) belle synergie qui a prévalu depuis le début de la crise est à saluer et à maintenir pour garantir de meilleures conditions de redémarrage des enseignements (et) apprentissages ».

Ce journal se fait aussi l’écho d’ « un fiasco annoncé ». Selon EnQuête, « les enseignants ne sont pas surpris du report de la réouverture des classes. Ils n’en sont pas moins amers de la tournure des évènements (et) pointent l’impréparation ».

De son côté, Le Soleil rapporte les propos de Mame Bounama Sall, le président de la Commission Education, jeunesse, sport et loisirs de l’Assemblée nationale pour qui, il s’est agi pour le président de la République de « reculer pour mieux sauter, car il ne veut pas que l’école devienne un foyer de contamination à grande échelle ».

Le quotidien national évoque également les conséquences de l’interdiction du transport interurbain sur les populations : « De Touba (centre) à Tivaoune (ouest) en passant par Mbacké (centre) et Diourbel (centre), des affrontements entre chauffeurs et forces de l’ordre ont été notés, parfois avec violence. Les transporteurs réclament la réouverture des gares routières et la levée de l’interdiction frappant le transport interurbain ».

L’AS informe qu’à Touba « des pneus ont été brûlés, des biens publics saccagés et la circulation bloquée par les manifestants dont plusieurs ont été arrêtés ». Cela fait dire à Vox Populi que « le ras-le-bol se généralise à travers le pays », non sans mentionner que « des jeunes se révoltent (aussi) contre le couvre-feu ».

Pour sa part, L’Observateur nous plonge dans l’univers des « nouveaux pauvres du coronavirus ». Dans ce journal, B. F, chauffeur de camion raconte que « c’est (sa) femme qui (l’) entretient avec son salaire de bonne » là où B. N, employé du King Fadh Palace se sent « parfois comme un mendiant ».

Maroc : plus de 8,5 millions ont choisi le train pour leurs déplacements durant le 1er trimestre 2020

L’Office marocains des chemins de fer (ONCF) a transporté un total de 8,7 millions de voyageurs durant le premier trimestre 2020, précise l’ONCF dans un communiqué sur ses résultats trimestriels.L’activité voyageurs a ainsi généré un produit de 37,6 millions de dollars (369 millions DH) au premier trimestre 2020, soit une hausse de 6% par rapport à la même période de l’exercice précédent, précise la même source.

« En 2020, l’ONCF a développé des services complémentaires au train, à forte valeur ajoutée pour offrir à ses clients une gamme de services permettant d’améliorer leur mobilité. L’activité voyageurs propose désormais des canaux de vente diversifiée qui sont de plus en plus axés sur les technologies innovantes », fait savoir le communiqué.

S’agissant de l’activité Fret hors phosphate, elle a généré une recette de 129 millions DH (1 euro  = 10,7 DH), en hausse de 3% à fin mars, correspondant à un volume de transport de 2,2 millions de tonnes de marchandises diverses.

Quant aux recettes du transport des phosphates, elles se sont situées à 296 millions DH, en repli de 6% par rapport au premier trimestre 2019, correspondant à un tonnage de 3,5 millions de tonnes.

Au titre du premier trimestre 2020, l’ONCF a réalisé, un chiffre d’affaires de 887 millions de dirhams en hausse de 3,6% par rapport à l’exercice précédent.

Le chiffre d’affaires consolidé a enregistré une diminution de 0,5% par rapport à fin mars 2019 due principalement à la diminution du chiffre d’affaires de quelques filiales, indique l’ONCF.

Au titre du premier trimestre 2020, les dépenses d’investissement du groupe ont atteint les 450 millions DH soit une augmentation de 12% par rapport à la même période de l’exercice précédent, précise le groupe, notant que ces réalisations s’inscrivent dans la continuité du cycle investissement de l’office, et qui concernent principalement les travaux de réhabilitation des infrastructures et du matériel roulant ainsi que l’acquisition de l’équipement et outillage nécessaire à assurer la sécurité du réseau ferroviaire.

Les « dégâts collatéraux du coronavirus » en vedette dans la presse sénégalaise

L’évolution de la maladie à coronavirus au Sénégal, non sans conséquences sur le traitement des autres pathologies dans les hôpitaux, est le sujet le plus en vue dans les quotidiens locaux parvenus samedis à APAL’AS souligne que le prolongement d’un mois encore de l’état d’urgence est l’«ultime prorogation ». L’enseignant de droit Ndiogou Sarr explique qu’il « n’y aura plus de possibilité de prorogation ».

L’ex-député proche du pouvoir, Moustapha Diakhaté, n’est pour sa part pas d’accord avec cette mesure d’exception, dénonçant dans Vox Populi « un coup d’état ».

Dans ce journal, le professeur Moussa Seydi déclare que « le nombre de cas graves va augmenter » parce que le nombre de cas positifs du coronavirus augmente. Il a fait cette déclaration après sa visite à l’hôpital de Diamniadio. Le Sénégal a enregistré vendredi 29 mai son 42e décès lié à la pandémie, souligne le quotidien.

Libération fait focus sur « le cas importé qui intrigue Dakar », la capitale qui a franchi le même jour « la barre des 2500 cas recensés ». Le patient vient de la Gambie « malgré toutes les restrictions au niveau des frontières et des transports ».

EnQuête s’intéresse aux dégâts collatéraux du coronavirus et voit des « cancéreux à l’agonie ». Ils sont « sans soins depuis des mois » à cause des restrictions dans le transport, la perte de revenus et la peur de la Covid-19, explique le journal.

« SOS médecins », titre ainsi Le Quotidien, montrant que l’impact de la pandémie est bien réel sur les autres pathologies. Le journal constate une « baisse drastique des consultations », rapportant en même temps « l’alerte du directeur de la Prévention ».

En revanche, souligne le quotidien national Le Soleil, « tout est fin prêt » pour la reprise des cours en classes d’examen, mardi prochain. Et « le ministère s’adaptera à toute nouvelle évolution de la situation », selon le chef du département, Mamadou Talla.

Sur d’autres sujets, L’Observateur revient sur la crise au Club des investisseurs du Sénégal en relation avec l’affaire entre la start-up Akilee et la société nationale d’électricité (Senelec), sur fond d’un contrat à polémique. Le journal met en exergue un des responsables du club, Dr Abdourahmane Diouf, « Akilee (acculé) dans une tempête ».

Le Quotidien souligne que l’opposition, par le biais de la plateforme CRD, « veut des poursuites contre les dirigeants » pour faire la lumière sur le contrat Senelec-Akilee.

L’Observateur fait de nouvelles révélations de « l’enquête sur les films pornos des lycéens » et donne le profil des 4 filles et 5 garçons « acteurs des orgies sexuelles ».

En football, Record se remémore Sénégal-France de 2002 et décroche une interview avec l’ex-défenseur des Bleus, Emmanuel Petit. Sur leur défaite en match d’ouverture de la Coupe du monde, il lâche: « Peut-être qu’on a été maraboutés ».

Faits divers, Covid-19 et football alimentent la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus, vendredi à APA, traitent d’une diversité de sujets dominés par les rebondissements dans les affaires du refus d’enterrement de victimes du coronavirus et du scandale de pédopornographie.« Le virus d’outre-tombe », titre EnQuête sur l’opposition violente à l’inhumation des morts de Covid-19. « Les corps sont traités par les sapeurs-pompiers. Il n’y a aucun danger à les enterrer dans nos cimetières », explique Dr Ousmane Guèye du ministère de la Santé.

Mais le saccage d’ambulances pour s’opposer à l’inhumation d’une personne morte de Covid-19 à Diamaguène (banlieue dakaroise) n’est pas resté impuni puisque « la police arrête quatre des instigateurs », selon L’AS. Le porte-parole de la famille du défunt appelle l’Etat à « prendre ses responsabilités » là où le gouverneur de Dakar souligne que cet acte « n’est pas sénégalais » encore moins « musulman ».

L’Observateur titre sur le sujet : « Moustapha Guèye, peines de mort du Covid ». Le journal revient sur l’enterrement mouvementé du défunt, le test post-mortem et l’audition de la famille à la police.

Cependant « le refus de l’inhumation à un mort du Covid-19 donne une idée de l’étendue de la panique », analyse le socio-anthropologue Cheikh Ibrahima Niang.

Sur le scandale sexuel à Dakar, L’Observateur informe de l’arrestation de 11 personnes dans « l’affaire des vidéos pornos ».

Selon Libération, « quatre +grands+ coachaient les mineurs » dans le scandale de pédopornographie, dont la plus jeune des « actrices a 14 ans ».

Le journal rapporte par ailleurs que le coronavirus se propage auprès du personnel de santé avec « 77 agents » déjà infectés. Sur un recensement de plus de 3300 cas en outre, la région de Dakar est « proche » du chiffre de 2500.

Une évolution de la pandémie qui cause un « état de stress », estime Le Quotidien, soulignant que le Sénégal a franchi « la barre des 40 morts ».

En dehors du « casse-tête » des enterrements par les pompiers, note le journal, les transporteurs « grognent » après que le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a « serré la vis » sur le transport inter-départements.

La grogne touche également les bénéficiaires de l’aide alimentaire qui s’offusquent face aux lenteurs de sa distribution, d’après Vox Populi : « Désespoir et colère de populations désabusées ».

Le ministre Mansour Faye, chargé de cette distribution, reconnait que « nous avons des difficultés pour respecter les premières échéances annoncées ».

Pendant ce temps, écrit Le Soleil, le président « Macky Sall lance un appel au G20 » pour relancer l’économie des pays africains après la Covid-19. Par ailleurs, le Sénégal maintient la fermeture de ses frontières aériennes jusqu’au 30 juin 2020, souligne le quotidien national.

En sport, le secrétaire général de la Fiba-Afrique, Alphonse Bilé, déclare dans Record que « tout reste jouable » concernant les compétitions de basket.

En football, le journal informe que Liverpool passe à l’attaque pour recruter le défenseur sénégalais Kalidou Koulibaly. Et d’ores et déjà l’entraineur Jurgen Klopp lui a lancé un « coup de fil ».

L’autre quotidien sportif, Stades, se demande si l’organisation de la Coupe d’Afrique (CAN) est « possible en 2021 » après le chamboulement du calendrier mondial.

L’affaire de faux monnayage et la magistrature à la Une au Sénégal

Les quotidiens sénégalais parvenus, ce mercredi à APA, traitent essentiellement des nominations issues du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) et de la suite de la saisie à Dakar de 2 milliards d’euros en faux billets.« Le Président Sall a pris hier des décisions magistrales qui secouent en profondeur le Temple de Thémis. En réunion du Conseil supérieur de la magistrature (Csm), Macky Sall a retouché la Cour suprême qui aiguise les appétits de tous les hauts magistrats », renseigne Le Quotidien, précisant que « Mamadou Badio Camara n’est plus le Premier Président de la Haute juridiction. Il a été remplacé à ce poste par le magistrat Cheikh Tidiane Coulibaly ».

L’AS quotidien, s’intéressant à cette même actualité, note que « le moins que l’on puisse dire, c’est que le cocotier de la magistrature a été fortement secoué hier ». « En effet, souligne le journal, lors de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) qu’il a convoquée, le Président Macky Sall a pris une foultitudes de mesures individuelles qui ont totalement chamboulé les différentes juridictions sur l’étendue du territoire national ».

« La Cour suprême, les Cours d’Appel ainsi que les Tribunaux de Grande Instance ont été secoués de fond en comble par le Président Macky Sall », fait savoir L’As.

Abondant dans le même sens que ses prédécesseurs, L’Observateur estime que « si le départ de Mamadou Badio Camara de la Cour Suprême était quasiment acté, d’autres +gros bonnets+ ont été mutés ».

EnQuête qui parle d’une profonde réorganisation de la justice au sortir de ce Csm informe que de « (…) grands noms (des tribunaux) n’écouteront plus de plaidoiries pour quelques temps ».

C’est le cas notamment du juge Demba Kandji, précédemment Premier président de la Cour d’Appel de Dakar qui a été détaché auprès de la présidence de la République, et du juge Henri Grégoire Diop, précédemment Premier président de la Cour d’appel de Thiès muté à un poste administratif au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Sur un tout autre sujet, le journal EnQuête revient sur ce qu’il qualifie de « contrefaçon de monnaie et banditisme en col blanc » et titre : « Haro sur un fléau ».

Dans ses colonnes, ce quotidien signale qu’« en plus de chasser des investisseurs potentiels, la contrefaçon de monnaie est un fléau qui pourrait être préjudiciable à toute l’économie, en créant un déséquilibre entre la masse monétaire te la production de biens et services ».

« Des immeubles qui poussent comme des champignons. De rutilantes voitures qui roulent sur les routes de la capitale. Les nouveaux riches qui sortent ex nihilo… Les signaux sont assez nombreux pour alimenter les soupçons de blanchiment et faux monnayage de billets de banque » au Sénégal, commentent nos confrères.

« Un mal si profond qui pourrait gangréner toute l’économie nationale », regrettent ces derniers qui ont donné la parole à des économistes dont la dernière affaire portant sur plus de 1 200 milliards de fcfa « a donné des tournis ».

Sous le titre « Pape Diop et Farba Senghor se lavent des faux billets », Vox Populi donne la parole à ces deux anciens dignitaires du régime de Maître Abdoulaye Wade (2000-2012) cités dans cette affaire de faux monnayage. Tous deux nient toute implication dans une activité illégale.

En sous-titres, le journal reprend ces deux déclarations : « Pape Diop : +Je suis à la fois surpris, meurtri et profondément choqué par le fait que mon nom ait pu être mêlé à cette affaire+. Farba Senghor : +Je suis un homme honnête, digne et endurant, qui ne sera jamais auteur de trafic illicite, de détournement ou d’une quelconque affaire louche+ ».

« Meurtis, Pape Diop et Farba Senghor menacent de porter plainte », renchérit EnQuête.

Côte d’Ivoire: démarrage des émissions de la télévision islamique Al Bayane vendredi

La télévision confessionnelle islamique ivoirienne Al Bayane, intégrée depuis le 12 mai 2020 au Bouquet (N°208) de Canal + Afrique, démarre ses émissions vendredi, a annoncé jeudi à Abidjan son directeur général, l’Imam Cissé Djiguiba, lors d’une conférence de presse.Depuis 48h, le programme a commencé dès la mise en onde avec le teasing, la lecture du coran, des bandes annonces et des impressions de fidèles, mais pour le démarrage des émissions « c’est demain (vendredi) », a indiqué l’Iman Cissé Djiguiba, lors d’une conférence de presse au siège de la chaîne.

« A partir de maintenant, la télévision islamique Al Bayane est devenue une réalité dans l’espace audiovisuel en Côte d’Ivoire et compte prendre entièrement sa place » dans le paysage audiovisuel du pays, a lancé l’imam Cissé Djiguiba.

Cette première télévision confessionnelle du pays offre un programme avec des contenus variés, allant de l’information à la sensibilisation, de la formation et à l’éducation des téléspectateurs sur le plan des enseignements religieux islamiques, a-t-il dit. 

Les plages horaires seront consacrées, entre autres, à des émissions ayant trait à l’éducation, à la culture, à l’économie,  à la santé, et des espaces dédiés aux femmes, aux enfants, aux jeunes et des émissions à caractère social, a fait savoir le directeur général de cette télévision.

Il s’agit d’aller dans le prolongement de ce qui diffusé à la radio du Groupe mais « traduit autrement par rapport à l’outil audiovisuel qu’ est la télévision ; avec un volet divertissement et des documentaires », a-t-il relevé. 

« Nous ferons en sorte que les attentes de nos téléspectateurs soient servis dans l’optique d’obtenir leur satisfaction », a-t-il souligné, avant d’annoncer la tenue du journal télévisé fixée à 19h45 GMT (heure locale) qui traitera de l’actualité générale. 

Cette chaîne compte également faire du « dialogue des religions l’un des volets importants » de ses leitmotivs car « obtenir la paix exige que l’on soit capable de dialoguer et d’engager des processus pour permettre aux peuples et aux populations de se comprendre mutuellement », a -t-il noté. 

De ce fait, des prêtres, des pasteurs et des imams viendront traiter de la problématique de la paix, de la moralisation de la société et des questions d’intérêt général (éducation…) vu chacun sous l’angle de la religion qui est la sienne, à travers des débats, a-t-il poursuivi. 

Ces thématiques ne concernent pas les débats contradictoires où l’un dit c’est telle religion qui est vraie ou non, a-t-il précisé, assurant avoir une expérience d’au moins une vingtaine d’année en matière de dialogue interreligieux. Et ce, pour contribuer à l’essor d’un respect mutuel et la tolérance.  

Des fidèles et même des non musulmans ont adhéré au projet télévision Al Bayane dans le cadre de la mobilisation de fonds. Suite à un appel aux Ivoiriens et aux musulmans en particulier, plus de 600 000 personnes ont contribué, permettant de récolter environ un milliard de francs CFA. 

En 19 ans, le Groupe média Al Bayane n’a eu d’aide extérieure pour le fonctionnement de sa radio dénommée Al Bayane. Le partenariat de la télévision avec Canal+ (en dehors du contrat) s’étend au moins sur un an et demi sur 45 pays de l’Afrique subsaharienne.

« Nous comptons mettre un autre satellite qui couvre l’Europe, l’Amérique et l’Asie, et cela dans le moyen terme », a révélé l’imam Djiguiba, ajoutant cela « est à l’étude pour que nos frères et sœurs qui ont contribué financièrement puissent eux aussi suivre le programme d’Al Bayane ». 

Le Groupe média Al Bayane qui comprend une radio et une télévision, veut « aller encore plus loin avec la presse écrite et d’autres éléments qui rentrent dans la composition de tout ce qui peut servir nos communautés et le pays dans son essor de développement », selon son directeur général.  

L’extinction du signal analogique dans le secteur audiovisuel en Côte d’Ivoire est « prévue le 20 juin 2020 », avait annoncé début janvier le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré, à la télévision publique.  

« L’extinction du signal analogique est prévue pour le 20 juin 2020 », a dit M. Sidi Touré, soulignant que le réseau TNT (Télévision terrestre numérique) était à plus de 60% de taux de couverture au plan national avec les investissements faits par la société IDT. 

Le gouvernement escompte à cette échéance de 2020 avoir atteint les 100% de couverture au plan national concernant la TNT, a fait savoir M. Touré, faisant remarquer qu’ il existe sept chaînes agréés et toutes « devront être en ligne au plus tard le mois de février » et que certaines y étaient déjà.  

La FIJ exige la libération d’un journaliste mozambicain

La Fédération internationale des journalistes a appelé, mardi, le gouvernement mozambicain à assurer la libération en toute sécurité d’un journaliste enlevé par l’armée il y a plus d’un mois, dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du pays, en proie à des troubles.Le journaliste de la radio communautaire de Palma, Ibraimo Abu Mabaruco, aurait été arrêté par des soldats dans la nuit du 7 avril après avoir quitté son bureau et n’a pas été revu depuis lors.

Le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a qualifié cette arrestation et détention en secret d’illégales et de disparition forcée.

« Le journaliste ne représentait aucune menace pour l’armée ou les forces de sécurité et faisait son travail dans l’intérêt public… Le gouvernement du Mozambique doit immédiatement mettre fin à ces arrestations illégales de journalistes par l’armée », a déclaré M. Bellanger dans un communiqué.

Il a appelé les autorités mozambicaines à « garantir la sûreté et la sécurité des journalistes dans le pays et à libérer immédiatement notre collègue ».

Selon la section mozambicaine de l’Institut des médias d’Afrique australe (MISA), Mabaruco a envoyé un SMS à ses collègues le jour de l’enlèvement expliquant qu’il était « entouré de soldats ».

Le MISA a également indiqué qu’un officier de police basé au commandement de la police du district de Palma avait confié à l’organe de surveillance des médias que « ce sont les forces armées du Mozambique qui ont enlevé le journaliste ».

L’officier de police a déclaré qu’il « savait que le journaliste avait été emmené de Palma à Mueda où les forces armées ont une salle d’interrogation », selon le MISA.

Plusieurs journalistes ont été harcelés, intimidés, arrêtés et détenus dans la province de Cabo Delgado où les forces de sécurité mozambicaines luttent contre une insurrection armée.